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Publié par Pour une vraie gauche à Lannion

KPRF : Comment le rêve d’intégration à l’Occident a conduit l’élite russe à servir « l’île d’Epstein »

Grâce à Marianne Dunlop, voici un interview de Sergei Ouboukhov député à la douma et secrétaire du comité central du parti communiste russe qui explique ce que vous ne lirez nulle part ailleurs à savoir la lutte des communistes russes contre les oligarques qui ont tenté au nom de la démocratie et de la liberté de livrer la Russie à une caste corrompue qui se croyait tout permis. Nous avons dit à quel point le film Le Mage du Kremlin disait des choses exactes et en même temps masquait l’essentiel, le drame vécu par l’immense majorité du peuple russe et le rôle des communistes russes, interdits, traqués. Cette négation de la réalité du rôle des communistes russes et cette apologie de la ‘démocratie’ nous y avons eu droit jusqu’à l’université d’été du PCF où sous l’influence de Boulet et de sa clique nous avons eu en clôture la présentation d’une pseudo spécialiste de la Russie qui nous a présenté la même version de « la liberté » et de la « démocratie » trahie par Poutine. Il y a eu fort heureusement un tollé général de la salle mais les mêmes sont toujours aux manettes et visiblement y resteront là et dans la presse dite communiste pour le prochain congrès (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop).

kprf.ru

L’un des principaux sujets de la semaine a été la publication des dossiers Epstein. Le ministère américain de la Justice a publié plus de 3 millions de pages issues du dossier pénal du financier Jeffrey Epstein, condamné pour violence et exploitation sexuelle d’enfants. De nombreuses personnalités connues apparaissent dans ces documents, notamment Bill Gates, l’ancien prince britannique Andrew et Donald Trump. Certains estiment qu’il s’agit d’un événement fondamental et que l’Occident a complètement perdu son autorité morale. Quels sentiments ces documents publiés ont-ils suscités chez vous ? Vous ont-ils ouvert les yeux ou n’ont-ils pas été une révélation ? Qu’est-ce que la publication des fichiers d’Epstein va changer ? Sergei Ouboukhov, député à la Douma, membre du Présidium et secrétaire du Comité central du Parti communiste russe, a répondu aux questions de « BUSINESS Online » parmi d’autres experts :

« La publication des archives de Jeffrey Epstein n’est pas simplement un nouveau scandale. C’est le symptôme d’une crise systémique profonde, qui démontre la décomposition morale totale d’une partie importante de l’élite dirigeante mondiale. Pour la Russie, cet événement ne doit pas être un motif de jubilation, mais un moment de vérité qui révèle la trajectoire et le point d’arrivée du chemin emprunté depuis la fin des années 1980 par une partie de l’élite qui a détruit l’URSS, sous le slogan de l’entrée dans la « société civilisée » occidentale.

Grâce à la publication des dossiers, j’ai découvert que j’ai été amené à lutter contre les « représentants spéciaux d’Epstein » dès 2021. À l’époque, lors des élections à la Douma à Moscou, une certaine féministe agressive, Alena Popova (*qui remplit les fonctions d’agent étranger)*, avait été présentée contre moi. Comme le montrent les fichiers déclassifiés, cette dame était considérée par Epstein comme l’une des principales organisatrices de la « révolte contre Poutine » dans le « marais ». Mais lorsque l’équipe libérale de cette dame m’a agressivement critiqué pour la « loi Dima Yakovlev » (interdiction de vendre des enfants orphelins russes à l’étranger), il était difficile d’imaginer qu’il y avait réellement derrière cela un intérêt aussi important pour le commerce de « marchandises vivantes » pour les dirigeants du monde globalisé. Et le fait que cela ait été bloqué par la loi avec ma participation a beaucoup irrité les « représentants d’Epstein » en Russie.

Quoi qu’il en soit, les documents publiés ne sont pas tant une révélation qu’une confirmation des pires craintes. Les histoires de « Lolita Express » et les liens entre le financier et des personnalités influentes de l’Occident circulaient depuis longtemps. La publication n’a fait que confirmer l’ampleur, le caractère systématique et l’industrialisation cynique de ce « business », transformant des rumeurs éparses en preuves tangibles. Le sentiment principal n’est pas la surprise, mais le dégoût face à un mal organisé absolu qui est resté impuni pendant des décennies. Oui, les dossiers d’Epstein prouvent que la planète a affaire à un establishment occidental complètement pourri. Cependant, je pense que les conséquences juridiques pour la plupart des personnes impliquées seront probablement minimes. Mais les changements politiques et de réputation sont déjà irréversibles.

Tout d’abord, ces dossiers constituent une arme puissante dans la lutte mondiale entre les élites. Il est évident pour les experts que nous n’assistons pas à une fuite chaotique, mais à une compromission ciblée de certains cercles, en particulier de l’aristocratie européenne et de leurs partenaires américains, ce qui indique une profonde redistribution de l’espace géoéconomique. Les fichiers sont utilisés à des fins de chantage et de pression politique, et leur publication n’est que la partie visible de l’iceberg.

Deuxièmement, et c’est le plus important pour la Russie, l’affaire Epstein a mis en évidence la nécessité d’une enquête interne urgente et minutieuse. La « trace russe » dans les documents s’est avérée trop profonde pour être ignorée. Contacts avec des fonctionnaires ministériels, liens avec l’oligarchie — d’Oleg Deripaska à Mikhaïl Prokhorov. Les tentatives répétées et infructueuses d’Epstein pour entrer en contact avec le président Poutine. Mais en Russie, quelqu’un l’aidait dans cette entreprise. On trouve des mentions de Vladimir Jirinovski. Et, ce qui est particulièrement révélateur, de Maria Drokovaya, ancienne commissaire fédérale proche du mouvement « Nashi » (Les Nôtres), proche de « Russie unie », et assistante d’un député de la Douma d’État issu du LDPR. Sa correspondance professionnelle avec Epstein et sa volonté de rendre service démontrent un lien direct entre les structures politiques russes et le réseau du financier.

La conclusion la plus douloureuse est que l’île d’Epstein est l’aboutissement logique et monstrueux du chemin tortueux sur lequel une partie de l’élite russe a conduit le pays. C’est précisément pour cette « île de plaisirs élitistes » que l’URSS a été détruite. Mais le rêve des traîtres élitistes de s’intégrer à l’establishment occidental s’est soldé par le fait que les personnalités nationales se sont retrouvées dans le rôle de serviteurs dans l’antichambre, fournissant de la marchandise vivante à la pègre la plus sombre de l’élite occidentale. La quête d’« espaces communs » a dégénéré en complicité dans le trafic d’êtres humains.

La publication de ces fichiers doit nous inciter non seulement à condamner la « décadence occidentale », mais aussi à procéder à une révision rigoureuse de notre propre passé et de notre présent. Tant qu’une enquête sérieuse n’aura pas été ouverte en Russie sur toutes les personnes impliquées dans cette affaire, aucune déclaration sur la supériorité morale, le respect des valeurs traditionnelles ou les réflexions sur l’État-civilisation ne sera crédible. L’élite qui a trahi dans les années 1990 les idéaux de ses pères, vainqueurs du fascisme, doit enfin, par repentir, rendre compte de ses liens avec ce système mondial de vice et jurer qu’il n’y aura pas de retour à ce qui était « comme sous grand-père Eltsine ».

Jack Lang en costume de bouc émissaire, le PNF fait le service

 

Attention, là je ne parle pas de tous les magistrats évidemment, mais du PNF, vous savez l’officine créée par François Hollande au moment de l’affaire Cahuzac pour protéger ses amis et le système mis en place par le PS, aujourd’hui dirigé par Macron. Là le coup de sifflet bref c’est Mediapart qui l’a donné, vous savez Mediapart le petit parquet privé fondé par Plenel, et qui travaille à la commande. Dès hier on avait compris, devant l’ampleur du scandale Epstein, qui implique une bonne partie des « élites françaises », les deux consignes données par les patrons. D’abord, un bouc émissaire qu’on va copieusement massacrer pour donner le change. Ça tombe sur Jack Lang, caricature de la pourriture socialiste, qui devrait faire l’affaire. Ensuite on va remettre 100 balles dans le bastringue du « célérusses » et lancer une diversion géante, avec les médias du service public en première ligne, accompagnés en second rideau de la presse oligarchique subventionnée. Histoire de corser le roman « d’Epstein complot russe », on va raconter que ledit complot (et mondial hein le complot faut pas croire) est dirigé contre le grand leader à nous qu’on a, le soleil dans notre cœur, le mari de Brigitte Macron. C’est grotesque, les moujiks le considèrent comme un pitre et sa nullité qui conduit la France à la ruine les arrange. Ils ne sont vraiment pas pressés qu’on en change. Mais c’est pas grave, ce baratin ça permet de mettre des belles photos de Macron en mode grand leader justement, les mâchoires serrées regardant l’horizon. Plus grotesque tu meurs.

Mais revenons à nos amis les magistrats du PNF qui ont donc mis Jack Lang (et sa fille) dans la seringue. Avec de sacrés incriminations « fraude fiscale, et blanchiment aggravé de fraude fiscale », on ne sait pas trop ce que ça veut dire mais ça ronfle bien. On attend la qualification de « bande organisée » dont les magistrats raffolent, mais ça c’est pour plus tard. Bon soyons clairs, les seringues du PNF elles sont souvent bouchées. Ce qui compte c’est l’effet d’annonce. Après on range le dossier dans un placard, et on jette la clé dans la Seine. McKinsey, fonds Marianne, Alstom etc. il y a tellement de poussière dessus qu’on ne peut même plus lire les titres. Par conséquent, sur le plan pénal Jack Lang n’a pas de souci à se faire. Au rythme habituel de ces affaires, si par extraordinaire il y avait véritablement une enquête, puis une instruction, puis une audience de jugement, un appel, et un pourvoi, une décision définitive interviendrait comme dans l’affaire Balladur par exemple au bout de 25 ans. À ce moment-là, notre « Djacques » national aura 110 ans. Bon, il a beau être costaud, sa gueule souvent en travaux, et serait probablement ravi de battre le record de Jeanne Calment, mais probable que tout cela n’aille nulle part. La vérité, la justice, la morale publique, en fait ça n’intéresse personne. Ce qui compte dans cette « initiative » du PNF c’est de participer à la com du système, au profit d’une diversion face au scandale crasseux de l’affaire Epstein où la France est le pays le plus impliqué après les États-Unis. Alors Jack Lang va se faire (enfin) virer de la présidence de l’Institut du monde arabe et perdre la gratte que cela lui apportait. Mais pas de souci pour lui sa longue carrière lui permet d’être déjà assis sur un tas d’or.

 

« Mais dis donc toi t’as complètement viré complotiste. Les fameux « faqutes chéqueurs » qui ont pris les sous du fonds Marianne, ils l’ont dit que l’affaire Epstein c’était rien que des menteries et du fantasme déversés par des antisémites qui croient aux Illuminatis et à leur dictature sur le monde.

• Ah non, les Illuminatis n’y sont pour rien. Ce sont les reptiliens extraterrestres qui sont à la manœuvre. Demandez à Tristan Mendès-France, il était la télé hier soir. »

 

 

 Maintenant un membre du PCF mais....pas tout à fait, mais presque! Voir la note de Danielle Bleitrach (article 1) Huma Lann! 

Royaume-Uni
Affaire Mandelson–Epstein, le double standard moral des élites occidentales

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Mise à jour le 6 février 2026
Temps de lecture : 4 minutes

L’enquête pénale ouverte par la police londonienne visant Peter Mandelson, ancien ministre travailliste et ex-ambassadeur aux États-Unis, fragilise profondément le gouvernement de Keir Starmer. En cause : des documents rendus publics aux États-Unis révélant une relation durable avec le financier Jeffrey Epstein, y compris après sa condamnation de 2008, ainsi que des paiements et des échanges d’informations sensibles. L’affaire met en lumière l’écart entre les discours moraux tenus par certaines élites occidentales et leurs pratiques réelles.

La crise éclate à la suite de la publication, aux États-Unis, de documents judiciaires et de correspondances privées liés à Jeffrey Epstein. Ces éléments, largement repris par la presse internationale, montrent que Peter Mandelson a entretenu avec Epstein des relations suivies dès le début des années 2000, y compris après la condamnation pénale d’Epstein en 2008 pour des faits sexuels impliquant des mineures.

Une proximité durable révélée par des documents judiciaires

Un message attribué à Mandelson dans un « livre d’anniversaire » de 2003 qualifie Epstein de « meilleur ami ». D’autres courriels rendus publics montrent des messages de soutien personnel adressés au financier lorsqu’il était poursuivi puis incarcéré. Ces documents contredisent les déclarations antérieures de Mandelson, qui avait toujours minimisé la nature de cette relation.

Face à l’ampleur de ces révélations, le gouvernement britannique opère un revirement rapide. En septembre 2025, Mandelson est écarté de son poste d’ambassadeur à Washington. Début 2026, il quitte le Parti travailliste puis se retire de la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement. Une chute politique emblématique, dans un pays qui se veut pourtant exemplaire en matière d’éthique publique.

Argent, informations sensibles et crédibilité politique en question

L’enquête de la Metropolitan Police porte sur l’infraction de misconduct in public office, que l’on peut traduire par faute grave commise par un responsable public dans l’exercice de ses fonctions. Elle vise notamment l’abus de position et l’usage inapproprié d’informations non publiques.

Selon des documents financiers cités par plusieurs médias, des paiements totalisant 75 000 dollars, effectués par Epstein au début des années 2000, apparaissent dans des comptes liés à Mandelson ou à son partenaire. Un versement supplémentaire d’environ 10 000 livres sterling en 2009, destiné à financer une formation professionnelle, est également mentionné. Ces éléments ne constituent pas une condamnation, mais ils font partie du dossier examiné par les enquêteurs.

Plus sensible encore, des courriels rendus publics indiquent que Mandelson aurait transmis à Epstein des informations politiques et économiques non publiques, notamment sur des orientations fiscales et des décisions économiques majeures en préparation. Certaines sont décrites comme susceptibles d’influencer les marchés financiers.

Au-delà du cas individuel, l’affaire fragilise un pouvoir britannique qui, depuis des années, se pose en donneur de leçons morales à la scène internationale, prompt à dénoncer ailleurs la corruption et les collusions. L’opposition réclame désormais la transparence sur les procédures ayant précédé la nomination de Mandelson.

Keir Starmer affirme que les éléments récemment révélés étaient inconnus à l’époque. Mais le malaise demeure.

Jeffrey Epstein : une condamnation connue, y compris en France

Condamné en 2008 aux États-Unis pour sollicitation de prostitution de mineure, Jeffrey Epstein bénéficie alors d’un accord judiciaire très controversé, lui permettant de purger une peine aménagée. Cette condamnation est publique et largement médiatisée bien avant sa mort en 2019.

À la même période, Epstein est bien connu en France, où il séjourne régulièrement plusieurs mois par an dans un hôtel particulier situé avenue Foch, à Paris. Sa présence dans des cercles mondains et politiques est documentée.

Le scandale Epstein connaît d’ailleurs en France de nouveaux développements. La famille de Jack Lang, ancien ministre socialiste, a été éclaboussée par des révélations liées à ce dossier, conduisant sa fille à démissionner récemment de ses fonctions. La condamnation de 2008 ne pouvait être ignorée par les responsables politiques et institutionnels ayant continué à fréquenter Epstein après cette date.

Bon on s'avance pas trop, les communistes sont souvent supplétifs des socialistes pour les municipales , les plaçous sont à ce prix!

 
 
28 juil. 2024(Limousin) Emploi obtenu par l'intervention influente de quelqu'un, souvent synonyme de poste peu exigeant. Usage du mot « plaçou ».
L'Huma Lann
 
 
 
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