Comnien la France a dépensé pour l'Ukraine
D"après le Le HuffPost
Combien la France a-t-elle déboursé ?
De fait, il est difficile de chiffrer le coût global de l’aide apportée à l’Ukraine depuis le début de son invasion par la Russie en février 2022, tant les mécanismes et dispositifs sont divers et variés. Plusieurs données sont toutefois disponibles. Si l’on retient une définition étroite de cet appui, Paris a déboursé environ 800 millions d’euros d’aides financières directes, tout au plus. Concrètement, sur ces quatre dernières années, la France a sorti moins d’un milliard d’euros de ses caisses pour les envoyer directement à Kiev.
Si l’on élargit le spectre, le coût du bilan grimpe, même s’il reste toujours modeste au regard de la dégradation des comptes publics. Ainsi, la France a consacré l’équivalent de 26 milliards d’euros à l’Ukraine depuis l’hiver 2022, à travers des prêts, de l’aide militaire ou de la livraison de matériel, selon les chiffres de l’institut allemand Kiel. Une enveloppe globale qui comprend les aides directement débloquées par Paris (8 milliards) et celles versées via l’Union européenne (18 milliards). Mais qui n’a pas pesé d’autant sur les finances publiques.
En réalité, ces sommes ne représentent pas, pour la plupart, des chèques destinés à Kiev. Dans les huit milliards d’euros recensés pour la France (qui en font le cinquième pays donateur en Europe, derrière l’Allemagne ou le Danemark, sur ce segment précis) figure par exemple la valorisation des équipements militaires prélevés dans nos stocks et envoyés en Ukraine. Concrètement, si l’État décide de donner un canon CAESAR déjà disponible pour l’armée française, il ne débourse rien - sauf s’il remplace le matériel prélevé dans son arsenal.
C’est peu ou prou la même chose concernant les aides envoyées via l’Union européenne. Le calcul, ici, est théorique, réalisé par l’institut Kiel en fonction de la contribution de la France au budget de l’UE. Surtout, ce soutien n’est pas d’un bloc et représente lui aussi tout un tas de choses, des prêts aux garanties, en passant par le financement d’équipements produits en France ou dans d’autres pays européens