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Dans le journal communiste Liberté
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Les révélations de Louis Jublin, ancien conseiller de Gabriel Attal, sur sa consommation passée de cocaïne embarrassent l’ancien Premier ministre. Mais l’affaire dépasse largement son entourage. Overdose à Matignon, député interpellé lors d’un achat de drogue, ancien sénateur condamné dans une affaire de soumission chimique : les stupéfiants ont atteint différents étages du pouvoir. Au point que Sébastien Lecornu a imposé des dépistages dans les cabinets ministériels et certaines fonctions sensibles de l’État. Une question d’exemplarité qui se pose désormais aussi au Parlement.
Louis Jublin a choisi de parler avant qu’une vidéo susceptible de le montrer consommant de la cocaïne ne soit rendue publique. Cet ancien conseiller en communication, qui a travaillé auprès de Gabriel Attal et accompagné son ascension politique, reconnaît une période de consommation régulière de cocaïne, tout en affirmant avoir depuis cessé. Gabriel Attal n’est personnellement mis en cause dans aucune consommation de stupéfiants. Mais politiquement, l’affaire tombe mal pour celui qui prépare désormais ouvertement l’échéance présidentielle. D’autant qu’il ne s’agit pas d’un épisode totalement isolé dans les sphères du pouvoir.
Quelques mois plus tôt, Matignon avait été directement confronté au problème. Michel Stoumboff, conseiller chargé notamment de l’agriculture auprès de Sébastien Lecornu, a quitté le cabinet du Premier ministre après une affaire de consommation de stupéfiants. Selon les informations publiées, une overdose lors d’une soirée privée avait nécessité l’intervention des secours. Le 16 juin 2026, Lecornu a finalement signé une circulaire consacrée à la prévention de la consommation de stupéfiants au sein de l’État. Des dépistages peuvent désormais être réalisés de manière inopinée et obligatoire dans les cabinets ministériels et pour certaines fonctions sensibles.
L’enjeu affiché dépasse l’exemplarité : la consommation de drogue peut constituer une vulnérabilité exploitable par des organisations criminelles ou des puissances étrangères. Au sommet de l’État, elle devient donc aussi une question de sécurité nationale.
En octobre 2024, le député LFI Andy Kerbrat avait été contrôlé à Paris après l’achat de 3-MMC (3-méthylméthcathinone), une drogue de synthèse stimulante. L’élu avait reconnu les faits et son addiction avant d’annoncer suivre un protocole de soins. L’affaire Joël Guerriau est d’une tout autre nature. En janvier 2026, l’ancien sénateur a été reconnu coupable d’avoir administré de la MDMA à la députée Sandrine Josso avec l’intention, selon le jugement, de commettre un viol ou une agression sexuelle. Il a fait appel de sa condamnation.
Ces affaires ne sauraient être confondues. Elles montrent néanmoins que les stupéfiants ne sont pas cantonnés aux quartiers populaires et aux points de deal. Ils
atteignent aussi les lieux où sont votées les lois destinées à les combattre. Or, les dépistages inopinés et obligatoires décidés par Lecornu ne concernent ni les députés ni les sénateurs. L’explication est institutionnelle : le gouvernement n’a aucune autorité sur les parlementaires. Mais politiquement, une question demeure : pourquoi l’exigence d’exemplarité s’arrêterait-elle aux portes du Parlement ?
L’instauration d’un dispositif spécifique pour les parlementaires nécessiterait évidemment une base juridique garantissant leurs droits et le secret médical. Mais le débat mérite d’être ouvert. Une pétition déposée sur la plateforme de l’Assemblée nationale réclame d’ailleurs des dépistages obligatoires pour les élus.
La question est d’autant plus légitime que le gouvernement fait du narcotrafic une priorité nationale et insiste désormais sur la responsabilité du consommateur. Acheter de la cocaïne ou une drogue de synthèse, c’est financer les réseaux criminels. Le raisonnement devrait valoir pour tous : étudiant, ouvrier, cadre supérieur, conseiller ministériel ou parlementaire.
La circulaire Lecornu constitue ainsi une réponse, mais aussi un constat : si Matignon juge nécessaire de dépister au sein même de l’appareil d’État, c’est que la consommation de stupéfiants n’est plus un problème que le pouvoir peut regarder comme extérieur à lui-même.
Reste une autre différence : les résultats individuels des contrôles gouvernementaux n’ont pas vocation à être rendus publics, tandis que le consommateur interpellé s’expose à une sanction pénale et notamment à une amende forfaitaire de 200 euros. Le secret médical et la vie privée doivent naturellement être respectés. Mais l’exemplarité revendiquée par le gouvernement impose aussi de s’interroger sur les responsabilités particulières de ceux qui exercent le pouvoir. L’affaire Jublin place donc Gabriel Attal dans une position inconfortable. Mais elle serait trompeuse si elle était réduite à un homme ou à un parti.
De l’entourage d’Attal à Matignon, de l’Assemblée au Sénat, les affaires successives révèlent une réalité autrement plus dérangeante. La drogue que l’État combat sur les points de deal a trouvé son chemin jusqu’aux antichambres du pouvoir. Après les ministères, la question des dépistages au Parlement est désormais posée.
Dédicace spéciale au partisans d'Attal de de Glucksmann qui à Lannion soutiennent le régime pourri de Zelinski et des nazillons Ukrainiens :
- Drones FPV (First Person View) : Apprentissage du pilotage de ces appareils ultra-maniables.
- Guerre électronique : Maîtrise des communications protégées contre le brouillage.
- Technologies émergentes : Intérêt marqué pour l'usage des drones reliés par fibre optique.
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